Gaelic Football

news-8-1Le Football Gaélique se joue avec un ballon rond, aussi bien avec les mains que les pieds. L’objectif étant de marquer plus de points que son adversaire, de deux façon : Marquer un but (3 points) / Marquer entre les poteaux au dessus du but (1 point).

La conduite de balle se fait aussi bien à la main qu’au pied. Lorsque le joueur conduit le ballon au sol avec les pieds, il peut aller n’importe où sur le terrain sans contraintes. En revanche, quand un joueur porte le ballon à la main, il ne peut ni effectuer plus de 4 pas, ni rester immobile le temps équivalent à 4 pas. Il lui est toutefois permis de progresser en effectuant un dribble au plus tous les 4 pas, en réalisant:
– un « solo » ou « toe-tap », qui consiste à lâcher le ballon sur son pied, pour effectuer un jongle et le reprendre ainsi dans ses mains. Le joueur peut faire des solos à volonté
– un dribble au sol de la main, mais il est interdit d’effectuer 2 dribbles consécutifs.

Lorsque le ballon est au sol, il est interdit de le ramasser directement avec les mains. Il faut effectuer un « pick-up » qui consiste à décoller le ballon du sol avec le pied *.

Les passes à la main et au pied sont autorisées dans n’importe quelle direction. Cependant, au moment de la passe à la main, le ballon doit être au contact des deux mains, tenu par l’une et frappé par l’autre.

La balle peut être frappée avec la paume de la main ouverte (hand pass) pour des passes courtes ou main fermée (fist pass) pour des passes plus longues. La passe au pied est ensuite utilisée quand une passe à la main n’est plus assez puissante pour atterrir dans les mains de son coéquipier.

Un défenseur ne peut ni tirer, ni pousser son adversaire et les tacles du pied, ainsi que les plaquages sont interdits. Pour conquérir le ballon, le défenseur a le choix d’utiliser :
– un « tackle », en gênant le porteur de balle dans sa progression par un contact épaule contre épaule et en frappant la balle tenue par l’adversaire de la main ouverte. L’arrachage de la balle des mains de l’adversaire est interdit.
– un contre, en plongeant sur le ballon avec les mains ouvertes, lors d’un tir au pied adverse.
– l’interception du ballon pendant le solo de l’adversaire, une passe aérienne ou au sol.

(Lien vers les règles complètes)

Petit schéma pour comprendre rapidement :

GAELIC FOOTBALL

Gaelic Football in France

news-13-1Qui aurait pu prédire que le football gaélique prendrait racine dans nos contrées ? Nombre sont ces voyageurs qui sont revenus d’Irlande pleins d’images typiques dans la tête, mais aussi pleins d’interrogations sur ces sports étonnant qu’ils venaient de découvrir.

Ce sont d’abord les irlandais expatriés qui lancent la dynamique, en voulant s’adonner à leur sport favori. Il est difficile de dire à quand remontent les premiers matchs improvisés dans les parcs parisiens. Les années 90 sont marquées par les premiers matchs amicaux entre expatriés des grandes villes d’Europe. De ce besoin d’une pratique plus régulière naissent quelques clubs. C’est le cas de « Paris Gaels GAA » fondé en 1994.

Pendant qu’en Europe, une structure se met petit à petit en place pour faire naître une compétition (l’euroligue), deux phénomènes nouveaux apparaissent en Bretagne et marquent un tournant dans le développement des sports gaéliques en France. Le football gaélique n’est plus pratiqué uniquement par des irlandais, par exemple à Brest, deuxième club en France fondé en 1998, où des bretons se passionnent pour ces sports. Le football gaélique marque les esprits car c’est un sport que les bretons apparentent à la culture celte et qu’il permet d’échanger avec la communauté irlandaise. L’enracinement du football gaélique en Bretagne prend une dimension plus grande encore à Rennes. Un club est fondé en 1999, mais ce sport plaît aussi aux professeurs de sport de la région, et le club de Rennes « Ar Gwazi Gouez » décide de promouvoir les sports gaéliques auprès des jeunes. Le travail de nombreux bénévoles passionnés fait que le football gaélique est enseigné dans de nombreuses écoles, créant toute une émulation autour de Rennes. Ce rayonnement finit par payer et entraîne la création de trois nouveaux clubs autour de Rennes, composés intégralement de joueurs non irlandais.

En 2004, la future fédération française de football gaélique voit le jour et englobe les cinq clubs bretons plus Paris. Le lancement de cette toute nouvelle association s’effectue réellement lors d’un évènement historique se déroulant à Colombes près de Paris : l’organisation d’une finale du championnat d’Irlande des provinces. A cette occasion, une sélection de France est créée et affronte une sélection d’Europe continentale dans un match amical historique (novembre 2004).

Fin 2004 naît aussi le championnat de Bretagne de football gaélique. Il permettra à ces clubs de poursuivre leur apprentissage de ce sport exigent, et de promouvoir plus aisément le sport dans la région. Le développement se poursuit avec la création de clubs à Nantes (2006), Vannes, Lyon, St Quay (2008), Clermont ou Nice (2009) mais la pérennisation des clubs n’est pas aisée (disparition du club de Bains sur Oust en 2007, déménagement du club de Sens de Bretagne vers Liffré en 2008). Et pendant ce temps, les « Paris Gaels » deviennent champions d’Europe pour la quatrième fois en 2007, avec un titre dans l’euroligue féminine de football gaélique, témoignant du dynamisme de ce club comptant presque cent joueurs réguliers chaque année.

Pour la saison 2014-15, le football gaélique en France continue son expansion. Pas moins de 600 licenciés constituent une fédération forte d’une 20aine de clubs, désormais présents un peu partout en France (le Sud-ouest avec Toulouse et Bordeaux, l’Auvergne avec Clermont, le Rhône-Alpes avec Lyon, ou encore le Poitou pour Niort…). Des projets sont en cours pour poursuivre cette expansion.

L’histoire des sports gaéliques est encore à faire dans toute la France et même dans toute l’Europe continentale. Qui sait de quoi demain sera fait ?